Événements proposés
Pour de l'information sur les frais de transport, veuillez communiquer avec l'association étudiante.
Chaque soir, une manifestation contre la hausse débute à la Place Émilie-Gamelin (20h30 - 23h30) tant que le gouvernement ne pliera pas.
de 7h à 10h à l'entrée principale comme à l'habitude !
Il y a du café,des déjeuner, des activités organisés tous les jours ! Venez vous impliquer.. Les journées de grève ne sont pas des vacances ;)
Pour lire l'intégralité du protocole d'entente avec la direction
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Lors de l'assemblée du mercredi 9 mai les étudiants et étudiantes du Collège Lionel-Groulx se sont prononcés contre l'offre du gouvernement.
Un mandat de grève générale illimitée jusqu'à la prochaine offre du gouvernement sur les frais de scolarité concernant les 4 associations nationales (CLASSE, FECQ, FEUQ, TaCEQ) a aussi été voté.
Un mandat d'invitation à tout les plaignants de l'injonction de retour en classe à démissionné de l'AGEECLG a aussi été déposé. Ils ne sont donc pas officiellement exclus. Mais les membres ont majoritairement demandé la reconsidération de leur droit de vote considérant qu'ils ne respectent pas les décisions des dîtes assemblées en imposant une injonction contre celle-ci.
Aussi, malgré les appels répétés de ne pas quitter les assemblées avant la fin, la perte du quorum fût constatée avant même le point "date de prochaine assemblée". Celle-ci n'a donc pas été votée.
«Oui, t’as l’droit d’faire une injonction. T’as bien entendu. T’AS. LE. DROIT. Mais, par principe, t’as pas l’droit. T’as pas l’droit de t’abaisser à des enfantillages. T’as pas l’droit de t’abaisser à jouer les rois d’quartier. Les dictateurs de salon. T’as pas l’droit d’choisir la solution d’l’enfant-roi. Oui. L’enfant-roi. Pas quand le problème est devenu si gros. Pis c’est ça qu’moi, j’respecte pas.»
Fait que… c’est la guerre?
Comme quand t’as deux ans.
Deux ans pis qu’y a quèqu’chose fait pas ton affaire?
Comme entre 1939 pis 1945?
On dirait.
Tu m’dis :
«Ouin, mais moi j’veux étudier, moi.»
Pis moi, j’réponds :
«Ouin… mais moi aussi.»
«Ouin, mais vous intimidez les verts en leur chantant moi,moi,moi,moi,moi,moi.»
«Ouin, mais vous intimidez les rouges en criant : on va faire v’nir l’armée.»
«Ouin, mais on est une minorité oppressée par les rouges quand on fait des injonctions…»
«Ouin, mais on est une minorité oppressée quand on sort dans les rues pour défendre l’éducation…»
P.S. Qu’est-ce que ça fait d’être dans nos culottes deux secondes… han?
«C’est notre droit d’étudier. On VEUT étudier.»
«Ça devrait être le droit de tous les québécois d’étudier. On veut TOUS étudier».
«Ouin, mais vous êtes une minorité en grève pis dans ceux-là, y’en a pleins qui veulent pas faire la grève. Tin toé.»
«Ouin, mais parmi ceux qui sont pas en grève, y’en a pleins qui veulent faire la grève, mais qui peuvent pas parce que ça a été voté démocratiquement. Tin toé.»
On en entend pas beaucoup parler d’ceux qui sont pas en grève pis qui désirent se battre pour la cause. Parce qu’eux comprennent que quand c’est voté… c’est voté.
Moi, j’me suis toujours fait la promesse que lorsque mon collège s’rait plus en grève, j’irais finir ma session.
L’inverse semble pas être respecté fort fort.
Parce que l’argent règle si rapidement les choses… tsé…
Parce que l’argent a pas d’opinion.
Parce que l’argent se rangera toujours du bord de ceux qui en ont.
C’est tout.
Le vote est passé en faveur de la GGI à Lionel-Groulx, mais c’est dont plus l’fun de l’contourner en jouant sur les mots pis en prônant la loi, la loi, la loi...
La loi, c’est d’la marde quand ça t’interdit d’boire pis d’conduire.
La loi, c’est d’la marde quand ça permet aux gais et lesbiennes de s’marier pis qu’toi, t’es contre ça.
La loi, c’est d’la marde quand ça relâche des criminels, faute de preuves.
La loi, c’est d’la marde quand ça permet de manifester.
Mais la loi redevient dont utile quand elle est en faveur des intérêts personnels.
On entend c’qu’on veut bien entendre.
On comprend c’qu’on veut bien comprendre.
La vérité est plus malléable qu’on l’pense.
La réalité aussi.
Oui, t’as l’droit d’faire une injonction.
T’as bien entendu.
T’AS. LE. DROIT.
Mais, par principe, t’as pas l’droit.
T’as pas l’droit de t’abaisser à des enfantillages.
T’as pas l’droit de t’abaisser à jouer les rois d’quartier. Les dictateurs de salon.
T’as pas l’droit d’choisir la solution d’l’enfant-roi. Oui. L’enfant-roi.
Pas quand le problème est devenu si gros.
Pis c’est ça qu’moi, j’respecte pas.
Avec une injonction, tu mets la vie d’étudiants, de pairs, en danger. Pis des fois, tu trouves ça drôle. J’le sais parce que j’le lis sur Facebook. T’espères qu’y’en ait deux-trois qui s’fassent frapper ou arrêter, qu’y payent 50 000$ d’amende, qu’les automobilistes les renversent, pis toi… ça t’amuse.
Désolé d’te rappeler qu’la vie, c’est pas Warcraft.
Désolé d’te rappeler qu’tes parents qui t’encouragent à faire ça sont pas mieux.
Désolé d’te rappeler que d’espérer qu’l’armée prennent des mesures de guerre, c’est oublier qu’tu vis dans un pays libre et pacifique.
Pis tu prends en otage tes profs, qui ont, à la base, rien à voir dans l’conflit étudiant, qui sont les victimes d’la sourde-oreille gouvernementale.
Pis tu t’en fous. Parce que t’es égocentrique.
Facebook est la plateforme idéale pour rallier les gens pour se battre pour une cause.
Facebook est aussi le sous-sol crado, où les plans à deux cennes sont organisés.
Les allusions à la violence… Le bitchage de première qualité.
Pis c’est dont facile! Pis c’est dont libérateur d’écrire des bêtises!
Parce qu’en vrai, on les dit pas. En vrai, on les pense.
Ah! Pis en passant, Martineau qui crie «honte» à qui veut bien l’entendre…
J’ai des p’tites nouvelles pour toi :
«Honte à l’homme qui donne son opinion sans être aller sur le terrain pour comprendre la situation. Honte à l’homme qui généralise pis qui prête de fausses intentions à des groupes. Honte à l’homme qui, ô vanité, ô nombrilisme, croit avoir la vérité absolue. Honte à Martineau, qui incite vaguement le peuple à se mêler au conflit, pis à foncer dans’l’tas.»
J’ai peur. J’suis terrifié. J’suis terrifié à l’idée qu’un vert se fasse frapper pour étudier. J’suis terrifié à l’idée qu’un rouge se fasse emprisonné pour le bien de sa cause. J’suis terrifié à l’idée qu’un prof se tape un burnout à cause de la pression mise sur ses épaules. J’suis terrifié à l’idée que la police fonce dans l’tas, dans les gens qu’on connaît, sans égards pour l’âge, le statut social, la race, le sexe, les convictions ou les opinions. J’suis terrifié à l’idée qu’l’égo du gouvernement éclate jamais. J’suis terrifié.
On veut notre révolution. Pis on est en train de l’avoir d’la même façon qu’les pays moins riches, moins éduqués, moins démocratiques… par la violence. La violence qui règle si facilement les choses. La violence aveugle, qui f’ra jamais la différence entre les bons pis les méchants. C’est cette violence-là qu’certains veulent utiliser. Jusqu’où l’gouvernement va aller pour pas salir son complet-cravate? Vous seriez surpris.
Faut jamais oublier que c’qui s’passe à la télé, c’qui nous choque, ça s’passe ici, au Québec, avec notre monde, dans nos rues. Pis qu’ça concerne tout le monde, nos enfants, nos parents… pis not’gouvernement immobile.
Fait que... Comment conclure?
Faites attention à vous?
Alexandre Lavigne
M. Charest. Je suis étudiant au Collège Lionel-Groulx et entrerai bientôt dans ma dixième semaine de grève. Bien évidement, je ne m’attends aucunement à quelque résultat étant donné votre écoute des étudiants, mais la présente lettre n’a pas pour objectif de négocier ou de convaincre. Elle a plutôt pour objectif de vous remercier. Oui, vous remercier. Vous remercier de l’extraordinaire leçon que vous et votre gouvernement êtes en train de donner à tous les étudiants et à tout le Québec.
Au cours de cette grève, jusqu’à maintenant, j’ai pu voir et apprendre plus sur le monde et le Québec que je n’aurais pu au cours de toute ma formation post-secondaire régulière ; j’en suis convaincu. Au tout début, j’ai pu voir des étudiants méconnaissant de politique commençant à s’intéresser à celle-ci en apprenant à comprendre votre hausse. J’ai vu des gens différents se rassembler, s’unir autour d’une cause. J’ai vu les gens débattre, apprendre tant bien que mal les rouages d’une démocratie directe. Je les ai vu prendre fermement position. Finalement, j’ai vu l’ignorance de votre gouvernement et la sauvagerie de votre répression.
J’ai beaucoup appris. J’ai appris qu’aux yeux de la loi, la démocratie n’existe qu’une fois tous les 4 ans et qu’au delà de ces dates fatidiques, l’élu est roi. J’ai appris que des gens n’ayant rien en commun pouvaient s’unir et se battre côte à côte, sans distinction, sans réserve. J’ai appris que lorsque l’on affirme une opinion ou une vision du monde, on dérange. J’ai appris que lorsqu’on la défend, certains nous détestent. Mais j’ai aussi appris que d’autres nous aiment, nous respectent et nous supportent. J’ai appris que l’opinion publique n’était rien et ne valait rien. J’ai appris que des médias mentent et/ ou omettent des faits. J’ai appris que 200 000 personnes pacifiques n’étaient pas que possibles dans les fantasmes d’activistes, mais j’ai aussi appris qu’elles pouvaient être inutiles. L’élu est roi.
J’ai appris à qui profitait réellement la politique actuelle. J’ai appris que la vraie démocratie est possible, réelle et directe. J’ai appris que même dans la défaite, ces défenseurs savaient s’y soumettre. J’ai appris que la démagogie, les sophismes et l’irrationalité faisaient bel et bien partie de la politique de tous les partis. J’ai appris que «protéger et servir» n’était qu’un slogan. J’ai appris que la police ne peut qu’obéir, jamais réfléchir. J’ai appris qu’être jeune et idéaliste faisait de moi un danger pour la société et qui se devait d’être réprimé. J’ai appris à craindre les badges et les sirènes même en n’ayant jamais commis de crime. J’ai appris que la police ne servait pas le peuple, mais bien les dirigeants. L’élu est roi.
M. Charest, vous avez fait de moi ce que les médias appellent un «radical», un «extrémiste» et honnêtement, je m’en fous complètement. Je ne crois plus en notre modèle actuel. Je ne crois plus à aucun parti politique. L’élu est roi. Mais, malheureusement pour vous, je ne deviendrai pas cynique. Je deviens militant, activiste. Et encore plus malheureux pour vous, je suis loin, très loin d’être seul. Ne nous cherchez pas, nous sommes dans les rues. Ignorez nous et riez tant que vous voudrez, nous nous rapprochons.
Nous avons appris à apprendre et à comprendre. Nous avons appris à nous battre. Partout au monde, des étudiants, des jeunes et des moins jeunes, se lèvent et s’insurgent contre ce que nos dirigeants nous proposent. Nous en avons assez et voulons mieux pour le monde. Pour notre monde. Vous nous avez appris que nous étions libres seulement jusqu’au moment de le vérifier. Aujourd’hui, nous voulons plus…
Ugo Horel